Fonction poétique : Quand on met l’accent sur le message en
lui-même, la manière dont il est fait. Quand la fonction se concentre sur ce
qu’est le message lui-même en forme de son et de sens et sur le rapport
entre les deux. Poésie = effets de son
Rimes=effets de son renvoient à des effets de sens, (jeux de mots,
slogans publicitaires..)
Métonymie (désignation d’un tout par une partie fil=téléphone..)
Allitération : l’affreux Alfred
Métaphore : Giscard à la barre
Problème de la fonction poétique : son caractère rigoureusement
intraduisible. Chaque langue développe cette fonction.
PARCOURS HISTORIQUE DES GRANDES THEORIES DES LANGUES DE L’ANTIQUITE A
NOS JOURS
Théorie du langage des grecs :
plusieurs traditions dans l’antiquité, (Babylone, Egypte, Chine,
Inde..)
Choix des grecs = tradition qui nous a influencée..origine de la
tradition occidentale
illustre le passage mythologie (Babel) à la réflexion et la grammaire.
il y a tout, philosophie du langage, grammaires,
Barbares : Ceux dont on ne comprend pas la langue
Athènes : démocratie, on parle, on se réunit dans l’agora...conditions
réunies pour que la réflexion se développe, contexte ou l’écriture est
présente.
A l’origine : Gramaticos = écriture (grammatica = les lettres)
(calligrammes = belles lettres)
Platon puise dans les épopées de Homère (Illyade et Odyssée), et des
Rhéteurs ou sophistes
La renaissance rejette le moyen âge et veut renouer l’antiquité.
Dialogue de Platon : le cratyle (386 bc) Sous titre : de l’origine des
noms
Pourquoi les choses s’appellent comme elles s’appellent ?
Cette question ne sera pas réglée par Platon ni d’ailleurs jusqu’à
maintenant. Entre Platon et DeSaussure on continue à réfléchir à cette
question qui est toujours ouverte. En réalité la question est :
Entre la forme qu’a un mot et son sens ce qu’il désigne , y a t-il
une relation ?
Dialogue entre Socrate, Cratyle et Hermogène sur l’origine des noms
Hermogène
Cratyle Socrate
Thèse conventionaliste Thèse naturaliste Position intermédiaire
THESIS PHUSIS Pas de justesse absolue des noms
= la convention = nature Pas de langue parfaite
Il s’agit particulièrement de l’origine des noms propres. En vertu de
quoi on a donné à tel individu tel nom.
Chez les grecs anciens pas de nom de famille , uniquement prénom
Actuellement les noms n’ont pas la fonction de signifier mais bien de
désigner. (Chez les grecs les noms disent quelque chose sur l’individu.)
Dans le dialogue de Platon, Hermogène et Cratyle discutent de cette
origine des noms.
Cratyle : Chaque être reçoit le bon nom, celui qui convient
Hermogène : Oui, la dénomination est juste , mais elle ne vient pas de
la nature mais d’1 accord,
d’une convention
que les hommes ont passé entre eux.
Socrate : interroge pour mettre en évidence les contradictions de l’un
et de l’autre. (c’est par ce
biais qu’on découvre sa position)
Fait de la Maïeutique : faire accoucher les esprits de vérités
intellectuelles
3 temps dans le dialogue
-Socrate se met d’accord avec Cratyle pour critiquer le
conventionnalisme. Imposition d’un nom est possible (ex.
esclave=contriainte pas l’accord, si tout le monde conclu des conventions
différentes = pas de communication possible.
Socrate : les individus ne sont pas nommés par des accords, ni par
décision individuelle
-Cratyle . Le nom dépend des propriétés de l’être qu’on veut
nommer. Il faut nommer les choses suivant la manière et le moyen qu’elles
ont d’être nommées et non comme il nous plaît.
Thèse naturaliste : chaque chose à un nom idéal qui lui correspond
bien. Recours à un mythe l’Anamathurge qui donne les noms.
C’est la raison pour laquelle le langage est efficace, il est bien
fabriqué. Ce ne sont pas les hommes qui ont fait le langage, mais les
dieux.
Cratyle utilise l'étymologie pour démontrer sa thèse.
Cratylisme :croyance qu’il y a ressemblance entre les noms et les choses
qui les désignent. Rapport à langue maternelle est cratyléen, c’est l’apprentissage
d’une langue étrangère qui le dénaturalise.
-Socrate donne des contre exemple démontrant que le travail de l’anamathurge
n’est pas bien fait.
Ex. epistémé = science , racine epi et sté Sté veut dire arrêt =
racine en contradiction avec signification de sciences.
contient quelque chose qui ne convient pas.
ex. Sclérotès : la dureté alors que «l» indique le doux. Affirme que
c’est par convention qu’on sait que Sclérotès veut dire dur et non pas
en raison du mot lui-même. Soit l’Anamathurge travaille mal, soit la
thèse naturaliste est fausse.
Socrate ne croit pas à la justesse des noms. Il n’y a pas de langue
parfaite /idéale. On n’invente /corrige pas les langues, on les hérite.
Aucune langue n’est meilleure qu’une autre. Linguiste : toutes les
langues se valent, ce sont des systèmes à étudier.
GRAMATISER UNE LANGUE
Langue = parlée. A partir d’un moment la langue fait l’objet d’une
analyse, d’une réflexion.
La description du fonctionnement d’une langue = sa grammatisation
Les grammatisations rendent visibles l’organisation interne de la langue
grammatisation progressive de toutes les langues (langues inconnues) sur
le modèle du grec et du latin.
Mouvement fort à partir du 16 ème : révolution linguistique selon
Auraix , description du fonctionnement des langues.
Seuls le latin et le grec avaient une grammaire. Principe étendu aux
langues européennes considérées avant que comme langues de communication.
(FR, All,.)
Outils nécessaires : l’écriture des langues européennes a été faite
à partir du latin.
Années 60 : Alphabet phonétique international (qui permet de s’y
retrouver dans toutes les langues)
CONTENU DE LA GRAMMAIRE DANS LA TRADITION GRECO LATINE
-Orthographe / phonétique (partie optionnelle/facultative)
Indications sur la manière dont la langue s’écrit et se prononce. Ce n’est
pas le but premier d’une grammaire, ni son fondement.
n’agit pas sur l'ordonnancement des phrases. L’orthographe règle l’écrit,
La grammaire établit les lois grammaticales. Identification et
définition des catégories c’est ce dont parle une grammaire.
-Parties du discours = le fondement des grammaires gréco-latines =
les catégories grammaticales
Le découpage dans le continuum des catégories. (verbe, nom, adj., dét,
adv., prép., interjection)
Placer les catégories, les définir = le travail de la grammaire.
Certaines langues ont des déterminants, d’autres pas.
Ex. adverbes , catégorie qui mêle toutes sortes de termes,
chaleureusement, ici, ...bcp de ressemblances mais aussi des diff. =>
catégorie remise en question encore actuellement.
Toutes les catégories ne se définissent pas facilement. Catégorie des
adjectifs est la plus difficile.
Catégorie pas égal à fonction . La fonction du mot dans la phrase
définie par la syntaxe.
-Morphologie (accidents du mot; composés, dérivés)
Etude des formes.
Un mot peut subir des accidents, c àd il peut être modifié
Ex. chanter => chante, chantent, chantaient.... modifications que la
morphologie étudie.
En latin ; déclinaison et conjugaison provoquaient des accidents de mots.
Dérivés : base ->changement de déclinaison grammaticale
Ex. fluide -> fluidité , transformer->transformation.
Production de nouveaux mots par adjonction de suffixes, préfixes = dérivation.
Les suffixe changent les catégories.(adj-nom)
Composés : composent les éléments de différents catégories aussi
(timbre-poste, sage-femme...)
Composition et dérivation, actuellement à la limite entre grammaire et
orthographe ce qui n’était pas le cas du latin.
La grammaire identifie les catégories puis étudie la morphologie, donc
les accidents.
Pendant longtemps, la grammaire accorde bcp plus de place aux parties du
discours et à la morphologie. La grammaire contemporaine donne de l’importance
à la syntaxe et à la morphologie.
Jusqu’au 17 ème, la syntaxe limitée à la convenance = accord et au
régime.
En latin c’était la déclinaison du nom qui donnait la fonction du mot
et donc la syntaxe.
Régime = construction ex. se souvenir de = régime, groupe
prépositionnel, se rappeler , régime direct
Figures de construction :
Ellipse ; non répétition du sujet (Pierre mange et boit)
Pléonasme ; répéter 2 fois la même chose «vivre sa vie»
Hyperbole ; renversement de l’ordre de la phrase (déplacements des mots
de la phrase)
ordre naturel sujet, verbe , objet. changer l’ordre (mettre en valeur un
élément; un piéton a été renversé..)
GRAMMAIRE DE PORT ROYAL Arnaud et Lancelot
Grammaire générale et raisonnée contenant les fondements de l’art de
parler (1660)
Première partie : orthographe /phonétique (les lettres et les
caractères de l’écriture)
Deuxième partie (les principes et les raisons sur lesquelles sont
appuyées les diverses formes de la signification des mots)
Querelle religieuse entre jésuites et jansénistes (abbaye de Port Royal)
Blaise Pascal Philosophe janséniste
Partie d’un projet en 3 volets :
-grammaire, logique et rhétorique
Petite grammaire car grammaire pédagogique destinée aux élèves de Port
Royal.
Grammaire générale et raisonnée
Générale : susceptible de s’appliquer à différentes langues.
(pas universelle, on ne cherche pas un modèle commun mais des élémetns
communs aux langues, on cherche la généralité)
Raisonnée : fondée sur la raison. 17 ème siècle Descartes,
rationalisme du discours. Grammaire fondée sur la logique = essayer de
chercher une logique derrière la règle.
L’art de parler, la rhétorique
Le langage sert à exprimer la pensée, à représenter la pensée. si on
pense bien, on parle bien.. Pour permettre la communication, la grammaire
doit s’appuyer sur une logique.
Explication des opérations intellectuelles
manière intellectuelle (abstraite); l’être, la durée, Dieu..
Concevoir : «images corporelles» (concrète) ; un carré ,, un chien
Juger : affirmer qu’une chose que nous concevons est telle. Terre ,
rondeur ; la terre est
ronde
construire un jugement à partir de 2 conceptions. A partir d’une
copule, joindre
2 éléments séparés
Raisonner : extension de juger, syllogisme, toute vertu est
louable, la patience est une
vertu, la patience est louable. syllogisme, extension du jugement (2
jugements
forment un troisième, conclusion des 2 autres) raisonnement. Tous les
hommes
sont mortels, Socrate est un homme, Socrate est mortel..Le résultat du
jugement
= proposition
Les grammairiens mettent en avant :
-Le langage sert à communiquer mais c’est une fonction seconde par
rapport à la représentation.
-fonction créatrice du langage car l'usage de la parole pour signifier
nos pensées nous rend supérieur aux animaux.
Parties du discours
Mots signifiant les objets des pensées ; noms, articles, pronoms,
participes, prépositions, adverbes
Mots signifiant la forme et la manière des pensées ; verbes
,conjonctions, interjections. L'important est à quel contenu cela renvoie ?
à quel contexte ? Base de pensée = tout est ramené au verbe " être
".
Les parties du discours occupent l’essentiel de cette grammaire.
Nom + adj. renvoie à un contenu
Le verbe modifie forme de la pensée en fonction du temps et mode
Les conjonctions servent à attacher les mots entre eux, ne modifient pas
le contenu
Les interjections, manière de présenter la pensée à l’autre.
Etude de ces catégories = grammaire, la syntaxe n’est étudiée qu’en
fin du chapitre 24.
Noms univoques , singulier (cheval, homme) et équivoques (noms propres)
(polysémique)
La grammaire de Port Royal est un des exemples de la théorie
rationnelle = représentation de la pensée.
La grammaire consiste à faire l’analyse de cette représentation.
Grammaire générale de Port Royal = aussi appelée grammaire
philosophique va durer jusqu’au 18 ème siècle. (18 ème édition de l’encyclopédie)
pensée->logique->grammaire (Bonne logique + bonne grammaire = bonne
rhétorique.
Grammaire générale prétend à l’universel. Chaque grammaire
particulière (All, ..) s’articule dans cette grammaire.
19ème siècle, changement d'optique , puis le 20 ème reprend cette
conception "mentaliste" du langage comme au 18 ème. Noam Chomsky
(1927) a reprise cette conception "mentaliste" de la langue . Il a
fait une filiation entre sa conception.du langage et le figures du 17ème et
18ème.
19 ème : GRAMMAIRE HISTORIQUE ET COMPAREE (comparatif
linguistique, philologie)
Linguistique du 19 ème, car elle comprend la dimension philologique.
1786 , découverte du sanskrit par Sir William Jones. langue
inconnue jusqu’alors.
Hypothèse autour de l’idée d’une origine commune entre grec ,
latin et sanscrit.
découverte d’une grammaire sanscrit (3-400 BC; Panini grammaire des 8
livres)
Travail sur la phonétique des grammairiens sanscrits bcp plus précis que
celui de grecs.
-La grammaire historique et comparée n'aurait pas existé sans la
découverte du sanskrit. La question de la source commune des langues
différentes déjà présente au 18ème. Les descriptions restent
générales avant la découverte du sanskrit entre ressemblances .au grec et
au latin.
1808 Fridrich Schlegel, de la langue et du savoir des Indiens, veut
réaliser une généalogie des langues
1816 Franz Bopp «système de conjugaison de la langue sanscrite comparée
à grec et latin»
On compare :
La morphologie des langues,
-Qu'est-ce qui est comparé ? la morphologie des langues flexionnelles
ayant des conjugaisons, déclinaisons, genres (morphologie très
complexe=> flexionnelles et dérivationnelle...
Pourquoi le comparatisme ?
Idée de racine, pour pouvoir remonter le plus loin possible vers une
langue originelle.
Deux niveaux :
niveau scientifique : apport de connaissance sur les origines,
histoire des langues
niveau idéologie : comparaison langue/plante . Idée dominante : plus
on est près des origines, plus la langue est parfaite.
Les langues se déglinguent avec le temps. Au 19ème importance de la
biologie (plantes)
Plus la langue est proche du sanskrit meilleure elle est (allemand)
Double projet des grammaires comparées
généalogie et classification /typologie (classement des langues par
familles, problème scientifique récupéré par l’idéologie)
Soit on s’intéresse à un classement des langues à un moment donné,
soit on s’intéresse à remonter à leur origine.
-Généalogie :
construction savante de l’indo européen, langue hypothétique
reconstruite à partir du sanskrit, grec,.
Certains s’intéressent également à la culture pas seulement à la
langue. Les philologues (étude des moeurs à travers les
textes).
Accès par la langue à la culture des anciens ex. frères Grimm : l'un
est linguiste et découvre les lois phonétiques de l'allemand, l'autre
écrit des contes et accède à une culture ancienne dont il s'agit de
retrouver les racines.
Philologie au 19ème composante très présente. Actuellement fait
toujours partie de la linguistique.
ex. Champollion qui a traduit mais aussi accédé à la culture
égyptienne.
->19ème accès à la langue par l'écriture (pas d'enregistrements).
Le travail des philologues était important et ne porte pas seulement sur
des périodes lointaines mais également plus récentes. (Moyen Age).
Aujourd’hui : génétique textuelle, explication des transformations d’un
manuscrit jusqu’à sa version finale.
Etude des brouillons.
-Le versant typologie (classification)
Importance de comparer les langues ici et maintenant pour savoir comment
elles fonctionnent.
Quel est le système phonétique du sanskrit ? Description technique de la
langue (pas l’histoire ) =pur linguiste
2 exemples emblématiques du 19ème, de purs linguistes préoccupés par
le fonctionnement des langues
-Auguste Schleicher (1821-1868) «De la langue allemande»
Catégorie des purs linguistes préoccupés par le fonctionnement de la
langue
Idées dominante inspirées de Darwin. Darwin inspire les linguistes avec
la théorie de l’évolution qui sera appliquée aux langues comme si elles
étaient des organismes. Dimension anatomique de la langue.
Fait abstraction de la personne qui parle, seul l’organe compte.
conception scientiste.
Schleicher est un glotycien = botaniste => organisme (s’intéresse à
tout sans rien valoriser, il classifie)
philologue = jardinier =>usage (jardinier cultive que quelques plantes
intéressantes pour l’homme)
Le 19ème est obsédé par la classification. (morphologie et phonétique
des mots imposés , syntaxe libre)
= linguistique dure , aujourd’hui linguistique cognitive, l’essentiel
est la nature pas la culture.
Le linguiste s’intéresse à ce qui est obligatoire, tandis que le
philologue ne doit s’intéresser qu’à la syntaxe , là ou la liberté
individuelle est bien plus importante.
-Wilhelm von humbolt (1767-1835) bcp plus connu que Schleicher.
Catégorie de la linguistique = science historique et social , intérêt
pour la culture.
Sa linguistique est proche de la philologie et de la philosophie.
sort du sanskrit et de l'indo-européen , se préoccupe également d’autres
langues (Kawi à Java et Basque)
Insiste sur la forme particulière de chaque langue. Chaque langue a sa
propre structure et système.
Comparatiste mais pour dire tout ce qui est semblable, mais pour penser la
différence.
Chaque langue développe une vision du monde particulière.
Grande réflexion sur la traduction. Il faut saisir et penser la
différence pour pouvoir opérer le passage entre 2 langues.
Le langage et consubstantiel à l’humanité, n’a rien a voir avec une
plante. La langue est une vision du monde.
Thèse des apports entre la langue, les pensées et la culture. Une langue
est le reflet de la culture qui la parle. Repris au 20ème par Sapir et
Wharf : thèse : chaque langue à sa manière propre d'organiser sa
réalité. Intérêt d'Humboldt: relation à l'homme et des contextes dans
lesquels les langues se développent.
-Beaucoup de linguistes du 19ème ne sont pas que des linguistes, ils
s'occupent de droit, de botanique, etc.. C'est à la fin du 19ème que la
linguistique va s'autonomiser.
Ferdinand DE SAUSSURE (1857 -1913) Cours de linguistique
générale (ouvrage publié en 1916)
Ouvrage écrit par des élèves éminents de Saussure.
Considéré comme le père du STRUCTURALISME Levy Strauss,Lacan,
Piaget étaient ses lecteurs.
Il était comme Schleicher et Humboldt grammairien spécialiste du
Sanskrit. L’originalité de Saussure est d’avoir réfléchi à sa
discipline, à son enseignement.
I. Les grandes orientations du cours de linguistique générale
Comment Saussure se représentait la linguistique
-la linguistique = science descriptive,
ce n’est pas une discipline normative ou prescriptive mais descriptive.
Saussure constate au début de son cours qu’il existe une tradition
grammatical normative (en France et CH romande).
Vise à donner des règles sur ce qui est correct et incorrect et n’est
donc pas descriptive. Il s’agit d’une attitude de grammairien et non de
linguiste. Dans le registre de grammaire normative, il n’y a pas de place
pour l’étude de la langue hors norme comme le langage populaire. Ainsi le
linguiste a un champ plus étendu que le grammairien et une attitude
différente.
Leçon de méthode de Saussure, ne pas exclure certains pans de la
réalité linguistique ici et maintenant. Ne pas se cantonner au bon usage.
-la linguistique doit affirmer la prééminence de l’oral sur l’écrit
Jusqu’à la fin du 19ème la linguistique ne porte que sur l’écrit. L’intérêt
pour l’oral , langue vivante apparaît à la fin du 19 ème.
On s’intéresse alors aux différences dans les pratiques orales. Carte
de la réalité linguistique.
Langue vivante (orale) langue morte (écrite). Saussure justifie en quoi l’oral
est plus important que l’écrit.
-Dans le développement de l’individu, la parole précède toujours l’écriture.
(vrai également pour le dév. de l’humanité)
-Beaucoup de systèmes d’écriture sont fondés sur des unités de
langue parlée. (ex. alphabets dont les lettres notent des sons)
l’écriture a donc un aspect secondaire par rapport à l’oral.
Deux points importants pour Saussure
-Distinguer l’oral de l’écrit
-importance de l’oral par rapport à l’écrit.
C’est parfois l’oral qui se plie à l’écrit (ex vingt, on prononce
le «t» final)
Pour Saussure, le linguiste doit entrer par l’oral, le son , le phonème
qui est la réalité orale de la langue. Cela indique dans quel sens prendre
les choses,.
L’écrit doit néanmoins aussi être étudié en tant que système de
signes.. Chaque système d’écriture possède sa propre spécificité,
sont propre fonctionnement. (français, anglais..)
Sémiologie : étude des systèmes de signe qui existent dans la
société
Saussure dit que la linguistique appartient à un domaine plus large, la
sémiologie.
Il existe d’autres systèmes de signes que la langue. (gestualité,
braille, morse...)
Pour Saussure : tâches de la linguistiques
-description des langues (si possible toutes)
-dégager des lois générales à partir de la diversité des langues.
II. Concepts fondamentaux d u cours de la linguistique générale
Synchronie et diachronie , langue et parole, Signe, valeur, système,
syntagme-paradigme
Des concepts qui permettent de travailler.
Synchronie / diachronie (Chronos=temps)
Synchronie : ce qui se passe maintenant Donne un état de la langue (un
moment de la langue). Une photo, un instantané
Une synchronie est difficile à découper car il y a plusieurs
générations de locuteurs qui se côtoient à un même moment.
Certains aspects du système de la langue peuvent se modifier plus
rapidement que d’autres, pour les identifier il faut passer par la
synchronie qui décrit le système.
Diachronie : Le parcours qui remonte à la racine, phase d’évolution de
la langue. Un film, le déroulement d'événements.
Dans la réalité on n’arrive pas à distinguer les deux. La langue
représente un état donné et une évolution.
Le linguiste peut avoir un point de vue soit synchronique soit
diachronique de la recherche sur la langue.
Ex.Synchronique : le français de l’an 2000
Ex. diachronique : tous les changements intervenus dans la langue
française pendant le dernier siècle.
Lois synchronique : fonctionnement des langues
lois diachroniques : évolution des langues.
Selon le point de vue adopté on utilise un type ou l’autre de loi (pas
les deux car pas de lois panchroniques)
L’apport original de Saussure = affirmation de la primauté du point
de vue synchronique par rapport au diachronique. Alors qu’au siècle
passé c’était l’approche historique diachronique qui était
privilégiée.
Saussure dit qu’il faut partir de l’état actuel (synchronie) pour
comprendre le passé, l’évolution. Arguments :
-Pour les gens qui parlent un langue, la seule vraie réalité c'est la
langue actuellement parlée
-Le présent est nécessaire pour comprendre le passé, mais la
réciproque n’est pas vraie.
(métaphore explicative du jeu d’échec, la position des pièces permet
de saisir la partie sans connaître les coups antérieurs)
Ex. comment expliquer le mot physique depuis phusis , plus facile de
rechercher son passé.
-De Saussure affirme qu’il y a des lois synchroniques (temps des
langues) et diachroniques (évolution) mais pas de lois panchroniques
(valables pour tout).
-Pour les apprenants et les enseignants, la synchronie est le plus
important.
-Une synchronie est difficile à découper, car il y a plusieurs
générations de locuteurs qui se parlent, se côtoient (analyse complexe).
Au sein d’une même synchronie, un mot peut paraître désuet à l’un ,
habituel ou nouveau à l’autre.
Dans une langue tous les mots ont un rapport avec le système dans lequel
ils existent. On en crée des nouveaux par analogie avec ce qui existe
déjà. (Formule mathématique de la proportion)
Révolution/révolutionnaire = répression/.......... Répressionnaire n’existe
pas en français mais pourrait exister.
Une langue ne pourrait pas évoluer si il n’y avait pas de système. La
langue évolue parce que les locuteurs ont intériorisé un certain système
et qu’ils créent de nouveaux mots.
Au 19 ème on pensait que plus on remontait vers l’origine meilleure
était la langue. Saussure ne partage pas cette vision.
Chaque synchronie a son fonctionnement ni pire ni meilleur que les autres.
Dans toute synchronie, il y a des éléments diachroniques (côtoiement
des générations et réciproquement) Il n’y a donc pas exclusion totale,
mais ni les questions ni les points de vue ne sont les mêmes.
Généalogie - typologie : descriptif
Diachronie - synchronie : point de vue sur l’objet
Langue / parole ,(langage)
Saussure dit ne pas pouvoir s’occuper de langage qui est l’objet de
toutes sortes de disciplines, pas seulement de la linguistique. (sociologie,
ethnologie...) D’autant plus que le langage est une faculté naturelle, ne
peut pas être propriété du linguiste.
L’objet propre du linguiste = la langue qu’il faut distinguer de la
parole.
Linguistique de la langue distincte de la linguistique de la parole
Linguistique synchronique = linguistique de la langue
Parole = individuel, réalisation concrète
Langue = social , virtualité, abstraction
Quel est le système qui se trouve derrière les actes de paroles, les
rend possibles ? la langue, ce qui intéresse Saussure.
Le langage contient la langue et la parole, l’objet du linguiste est
tout d’abord la langue.
Distinction langue - parole
Lorsque 2 individus communiquent (A et B) pour qu’ils puissent
communiquer il y a acte de parole.
Postulat : chaque individu possède un système d’association et de
coordination des sons et des sens.
Ce système = la langue
Si on quitte A et B, on voit que le système convient pour toute une
communauté.
donc si la parole est un acte individuel, la langue est un acte
commun, partagé, donc un acte social.
La langue est du coté abstrait.
Tout système, donc la langue a des règles de fonctionnement. la
linguistique doit travailler à énoncer ces règles générales.
Linguistique de la langue plus facile, car plus stable que la parole qui
relève de l’individuel.
La liberté du locuteur commence au niveau du mot, dans leur combinaisons,
donc le domaine de la syntaxe.
Selon Saussure, la phrase relève donc plus de la parole que de la langue.
Chez Saussure, la syntaxe n’occupe qu’une place restreinte. (au 20 ème
siècle, Chomsky approchera la syntaxe de manière plus importante)
Le changement de la langue commence dans la parole. Ex français
contemporain , simplification des pronoms relatifs (utilisation de que à la
place de dont). (ou la voiture présidentielle et non plus du président,
adjectif à la place du substantif) étalon dollar..
Appauvrissement de la langue (moins de pronoms utilisés), pour le
grammairien aussi
Mais plus économique , plus efficace....
Une des modalités de l’évolution des langues est l’analogie. (=
autre création.)
Signe/valeur/système
La langue est un système de signes de sons et de sens
Saussure appelle :
la face matérielle du signe le SIGNIFIANT (Sa) (le mot, le son qui
le représente)
et la face abstraite le SIGNIFIE (Sé) (le concept, le sens du mot
en question)
Le signe ramène au référent dans le modèle de Jakobson. (avant le
référent = le signifié)
Saussure ne s’occupe pas du référent qui n’est pas dans la langue
mais dans la réalité.
signifiant et signifié sont indissociables comme le recto et le verso d’une
feuille.
Une suite de sons dans une langue existe en tant qu’elle est liée à un
signifié , sinon n’existe pas ou alors il s’agit d’un mot étranger.
Sans signifiants pas de communication, pas d’idées possibles.
Les noms propres n’ont pas de signifiés mais des référents (la
personne en question)
Le lien entre signifiant et signifié est inactivé . pourquoi voiture
pour représenter une voiture ? il n’y a pas de raison.
Le même signifié va être désigné / associé à des signifiants
différents dans les différentes langues.
Saussure est plutôt dans la tradition d’Hermogène. (conventionaliste)
Chaque système de langue découpe arbitrairement le monde et la pensée.
La langue est une vision du monde.
En français mouton désigne une seule réalité , en anglais 2 signes
sheep et mutton. En inuit 50 mots pour désigner la qualité de la neige.
Signe est toujours pris dans un réseau de ressemblances et de
différences.
Ex. scintiller , briller en discontinu...
La langue n’est pas une réunion de signe, mais un système de signes.
En échec ce n’est pas le cavalier qui est important mais la règle qui en
fait un cavalier.
Syntagme/paradigme
Le système est organisé en deux axes
Axe paradigmatique :
Liste de mots, associations :_______________
axe syntagmatique (groupe de mots, combinaisons)
Les signifiants et signifiés se combinent les uns avec les autres. (dans
la parole d’abord)
L’écriture est moins emprisonnée dans l’axe syntagmatique que la
parole.
Pour que l’organisation soit possible, il faut que l’on puisse puiser
dans des listes des paradigmes
poirier, pommier, abricotier- vacher, berger .. - le, un , mon..
Chacun de ces termes peut se substituer à un autre et donne toujours une
phrase acceptable.
On opère des choix dans un paradigme mais dans un ordre , il y a des
règles syntaxiques. (ex berger un = un berger)
Valeur d’un signe, seule différence/resemblance
C’est dans l’association que l’on va trouver des différences.
Différence entre vide et désert -> valeur au sens de Saussure.
Différence, est-ce que dans toutes les combinaisons le mot vide peut
remplacer le mot désert. Cela dépend dans quel syntagme on va le mettre.
Enseignement enseigner, enseignant -> aucune ressemblance sur le plan
signifié
« , apprentissage , étude, -> aucune ressemblance sur le plan
signifiant
L’idée de Saussure, chercher les différences..
STRUCTURALISME, courant issu du cours de Saussure
Paris et Genève, lieux importants pour le structuralisme.
Prague et Copenhague. Ecole de Prague (Jakobson)
Analyse distributionnelle ou distributionnalisme aux USA (Bloomfield)
Différents lieux., mais des points communs
Les points communs
Distinction entre synchronie et diachronie, parole et langue, système de
signes, oral plus que l’écrit.
Si le mouvement a été aussi célèbre, c’est parce qu’il ne s’est
pas limité à la linguistique, mais repris dans le champs de l’ethnologie,
anthropologie,psychanalyse (Lacan)
Structuralisme : Tend à désigner une théorie , un mouvement d’idées,
presque une idéologie.
Linguistique structurale : technique, concerne la description de la
langue.
Le terme structure ne figure pas dans le cours de Saussure ! (plutôt le
mot système que structure)
Idée de système : trouver les unités à l’intérieur du système.
Quelle est l’unité de base avec laquelle on va pouvoir décrire les
langues ?
Texte, Phrase, Syntagme, Morphème, Phonème
Saussure a travaillé sur les unités les plus sures du système, celles
dont on peut donner une description.
(pas de terme de mot, il se situe plutôt au niveau du syntagme)
Quelques principes réunissant tous les linguistes structuralistes
A) Une langue a ses règles. On les met en oeuvre de façon
intuitive sans connaître le système qui les régit. La linguistique
structurelle reconstruit ce système à partir de la plus petite entité (le
phonème) jusqu’à la plus grande (la phrase). Le structuralisme ne
dépasse jamais le niveau de la phrase. On fait un corpus à partir duquel
on peut dégager des règles. Le linguiste travaille sur un corpus à partir
de ce qu’il constate par induction pour en faire des généralisations.
Ceci est l’opposé des méthodes de Chomsky qui pose à priori une règle
et en cherche les applications (méthode déductive).
Le corpus linguistique est le fondement de la méthode structuraliste. Ce
qui intéresse le linguiste structuraliste sont les énoncés en tant que
tels (phonèmes, morphèmes, phrases) et non pas les situations de
communication.
B) Le lien entre signifiant et signifié est aléatoire
Les linguistes structuralistes s’intéressent surtout au lien entre
signifiant et le signifié et moins au lien avec le référent. (les
rapports langue/pensée ne sont pas prioritaires). Pour les structuralistes,
une langue est une forme et le sens est produit par l'agencement interne du
système. On définit les unités par oppositions à d’autres à l’intérieur
du système. Tous les signes linguistiques vont exister dans la mesure ou
ils vont s’opposer à un autre signe linguistique. Ex. Le phonème B de
bateau se reconnaît par opposition au phonème S de château. Ces
préoccupations des agencements internes du système sont des
caractéristiques importantes du linguiste.
C) la langue est un fait social
Les signes linguistiques existent à l’intérieur du système et sont d’une
valeur d’usage pour le locuteur qui s’approprie ces signes, les utilise
comme outil de communication. Les structuralistes parlent de communauté
linguistique, des gens qui ont en commun une langue.
Phonème
concept beaucoup développé dans l’école de Prague. (par Jakobson et
Troubetzkoy)
Ce n’est pas un son ni une lettre.
Le phonème est un son du signifiant mais un son particulier occupant une
place particulière
Ex. le son «R» peut être prononcé différemment (roulé, normal,
raclé..) Il y a au moins 3 sons R en français, mais 1 seul phonème. On
reconnaît l'identité de fond même si il y a différentes réalisations de
surface.
Bato Sato (ch) la différence porte sur le phonème à l’initial quelque
soit la manière dont on prononce le B ou le S.
Le son qui a une valeur/fonction distinctive entre les 2 unités de sens
est un phonème.
Les sons distinctifs qui appartiennent à la langue sont des phonèmes.
Cela ne porte pas sur le fait d’entendre 2 sons différents mais sur les
unités de sens.
Phonème : unité distinctive (ne signifie rien) Les phonèmes servent à
faire la distinction entre les
morphèmes. Le phonème produit des unités appelés morphèmes.
Morphème : unité significative (unité minimale de signification). Le
morphème est composé de
phonèmes.
Discipline : la phonologie, cherche les règles des phonèmes pour
donner des morphèmes.
Discipline : la phonétique , s’occupe des sens de la langue en
général
Hypothèse générale : Toutes les langues du monde sont articulées en
phonèmes et morphèmes.
Dès que je change de phonème, je change l’unité de sens, je passe d’un
morphème à un autre morphème.
A partir d’un petit inventaire de phonème (30) on peut créer un nombre
énorme de morphèmes.
Morphologie : Comment les morphèmes sont construits les uns par
rapport aux autres.
Tâche et tache , si la prononciation change la signification alors on a 2
phonèmes.
Beaucoup de discussion pour identifier les phonèmes.
Ex, chagrin, poulain (E) , parfum, brun (AE) Y a -t il différence entre
brun et brin. (cf. Loire)
Le phonème, pas une lettre (invariabilité) ni un graphème (manières d’écrire
la lettre).
Saussure : il faut distinguer les éléments entre eux.
Syntagmes : groupes,
Morphèmes : mots, la plus petite unité significative de la langue pour
Saussure. (signifiant et signifié). Ne peut plus être divisé en une
unité ayant un sens. Identité différente entre oral et à écrit.
Jlaluidonne. rend compte du fonctionnement de l’oral.
-Un mot peut être composé de plusieurs morphèmes
(anticonstitutionnellement) ou d’un seul .
Pommier : 2 morphèmes (pomme et ier)
Empoisonnement . 3 morphèmes (em-poison-ment)
-Plusieurs mots peuvent constituer un seul morphème ex. il y a (3 mots n’ayant
pas de sens spécifique)= 1 unité significative = 1 morphème.
-morphème amalgamé : cheval + pluriel = chevaux = 2 morphèmes
-morphème discontinu : nous chant er ons = 4 morphèmes.
-mots composés , pomme de terre 3 mots , on peut considérer qu’il y a
3 morphèmes mais également 1 morphème puisqu’il n’y a qu’une unité
significative.
-l’étalon mesure pour le morphème est l’oral (soit 2 mots signifiant
quelque chose d’indépendant)
Test de substitution . Je mange du pain (du = déterminant du nom,
morphème simple)
Les fleurs du jardin (du = de + le (déterminant) amalgame de déterminant
plus préposition.
Morphème lexical = vocabulaire de la langue
Morphème grammatical : préfixes, suffixes, associés à une base
lexicale.
LA LINGUISTIQUE DISTRIBUTIONNELLE (Bloomfield,Harris)
Méthode de description se fait à partir d’un corpus . On construit des
énoncés et on les analyse.
a)Méthode inductive , part de la réalité des phrases pour en dégager
des règles
b) méthode déductive, trouver une hypothèse au modèle de
fonctionnement général duquel on tire des particularités .
-Accent mis sur la description, comment cela fonctionne, comment marchent
les énoncés.
-question de sens, sert à identifier les énoncés , on constate des
changements de sens sans avoir de théorie les expliquant.
ARBRES
Après le spectacle, l’acteur principal a mangé un énorme sandwich
P
G adjoint (on peut le supprimer) GN GV
GP GN déterminant nom adj V GN
Prép dét nom l’ acteur principal Auxiliaire verbe det nom adj
Après le spectacle
Arbre permet de distinguer des niveaux et des fonctions grammaticales.
Tous les éléments se recomposent entre eux pour des donner des unités
au niveau suppérieur.
Catégories, ce que la grammaire de Port Royal appelle discours. (GN, V,
GV, adv, adj, prep, déterminant)
Fonctions: épithètes, attribut, sujet, complément, cod, complément de
nom
Une même catégorie peut utiliser des fonctions différentes..
Un énoncé peut avoir plusieurs sens et chacun de ces sens une forme
syntaxique.
Ex. les enfants ont regardé les fleurs qui sont sur le balcon. L’arbre
est utile mais ne peut résoudre tous les problèmes. Une des limite , le
pronom relatif.
Ex. L’homme que j’ai rencontré dans la rue s’appelle Jacques.
P
GN GV
dét N relative V GN
l’ homme que s’appelle det nom
Limite : l’arbre ne dit rien quand on doit utiliser qui , que dont..
Théories des transformations : transformationnelle
GRAMMAIRE TRANSFORMATIONNELE OU GENERATIVE
(Théorie de Noam Chomsky)
L’arbre nous dit que la phrase relative doit s’encastrer après l’homme.
(après le GN)
=> substitution de l’homme par que + déplacement du
pronom relatif que. le pronom sert à éviter la répétition du GN.
Notion de transformation pour traiter certains éléments syntaxique que l’arbre
ne peut pas montrer.Par exd. constitution de phrases complexes à partir de
phrases simples.
l’homme dont je t’ai parlé s’appelle Jacques :«dont» sert à
remplacer un GP introduit par «de»
L’homme s’appelle Jacques , je t’ai parlé de l’homme.
(substitution).
Transformation d'enchâssement
L’homme à qui j’ai parlé s’appelle Jacques.
P1 L’homme s’appelle Jacques
P2 J’ai parlé à l’homme
Méthode de description
Méthode de linguistique se fait à partir d’un corpus, on construit des
énoncés et on les analyse. Méthode inductive, on part de la réalité des
phonèmes pour en tirer des règles..
Dans méthode déductive, trouver une hypothèse au modèle de
fonctionnement général du quel on tire des particularités.
-L’accent est mis sur la description, comment cela marche, comment
marchent les énoncés
- La question du sens sert à identifier les énoncés, on constate des
changements de sens sans avoir de règles qui les expliquent.
-le sens n’est défini que par la situation dans laquelle se trouve le
locuteur et pour les sens que les énoncés provoquent.
-Sens est central dans la grammaire générative.
Si se nomme distributionnelle => s’intéresse à la
distribution/position des éléments dans la chaîne parlée sur l’axe
syntagmatique.
Une phonologie qui travaille avec méthode distributionnelle étudie les
sons existants dans une langue. (préfixes et suffixes , problème de
distribution)
Le critère de la grammaticalité compte avant le critère du sens. ex.
aujourd’hui Pierre a téléphoné (Aujourd’hui = GA)
Etude de la distribution dans la phrase ou de son sens
Chomsky; grammaire générative, Bloomfield , grammaire distributionnelle
L’analyse structurale génère plusieurs écoles, la plus importante =
école distributionnelle.
Noam Chomsky, (1928) Grammaire générative et transformationnelle (GGT)
Conteste la distributive et propose une autre vision de la grammaire.
A quoi servent les grammaires ? Décrire la langue, des énoncés, mais
également à expliquer ?
Ambition plus haute que la grammaire distributionnelle. La grammaire
devrait pouvoir répondre à des questions.
Il ne s’agit pas de classer des éléments pour observation mais de
construire un modèle sur des hypothèses. sur la langue et la grammaire en
particulier.
Question importante : Comment se fait-il que les sujets parlant
puissent produire et comprendre un nombre infini d'énoncés. Quelles règles
les locuteurs ont-ils intériorisés pour avoir une si puissante créativité.
(capacité à produire de nouveaux énoncés). L’individu se débrouille
avec de la nouveauté. Le locuteur possède un système intériorisé de
grammaire.
La langue se présente sous forme de structures superficielle, idée :
aller chercher derrière ces structures de surfaces, les structures
profondes et comment remonter aux structures de surface après
transformation.
Ex. L’homme que j’ai rencontré s’appelle Pierre . Enoncé construit
et transformé à partir de 2 énoncés.
Chomsky s'intéresse plus à la psycholinguistique qu’à la linguistique
elle-même. Il n’ ya pas seulement les règles apprises à l’école mais
aussi les règles innées. S’intéresse à ce qui se passe dans le
cerveau.
Récursivité, performance...
LA grammaire de Chomsky s’occupe moins du fonctionnement des langues
(grammaire de Port Royal) que des s individus , du mental. Les langues
représentent la pensées, pas les distributionalistes.
La Grammaire générative et transformationnelle
Outil de description de la théorie distributionnelle, théorie
essentielle descriptive qui peut être expliquée par le contexte.
Chomsky travaille sur peu de langues (comme Port Royal)
Travaille sur peu de langue et tente d’en tirer des principes
universels. rapport entre le langage et l’esprit humain.
Fonction de la représentation de la pensée., Référence à Descartes,
tradition mentaliste.
Grammaire universelle. Les mécanismes des langues seraient universels.
Structures profondes et superficielles des langues , transformations entre
les 2 , mécanismes communs entre les langues.
on a des phrases semblables en structures superficielles mais pas en
structure profonde.
Ex. passif : La circulation a été détournée par la police, La
circulation a été détournée par un chemin de campagne.
Au niveau superficiel, syntaxique, c’est la même chose.
En structure profonde , ces 2 phrases ne peuvent être dérivées des
mêmes énoncés, ne sont pas les mêmes.
A détourné ne peut pas avoir un sujet non humain. Le rôle de la
grammaire est d’expliquer ce genre de choses., faire les arbres de ces 2
phrases qui seront différents.
La capacité pour le locuteur , auditeur idéal de produire ou comprendre
une infinité de phrases grammaticales car il a intériorisé un système de
règles appelé grammaire par Chomsky = intuition du sujet parlant sur la
grammaticalité correcte d’une phrase.
ex. Jean a promis à Pierre de venir, - Jean a promis à Pierre de venir.
structures syntaxique semblable mais différence de sens, comment l’expliquer
?
Grammaire générative essaie de formaliser (écriture scientifique)
ce que nous ressentons comme sujet parlant, va plus loin que la description.
Démarche mentaliste
Grammaire distributionnelle = conception béhavioriste = intérêt
uniquement pour le comportement linguistique, ce qui est observable, corpus
d'énoncé, on ne s’intéresse pas à ce qu’il y a derrière. Démarche
béhavioriste.
Chomsky a reproché à ses prédécesseurs structuralistes l’incapacité
à se représenter le mécanisme utilisé pour penser et la créativité.
(théorie cognitiviste de Chomsky, puissance de l’esprit humain)
Chomsky est un innéiste, le plus important dans le langage est ce qui est
transmis génétiquement. Adversaire du béhaviorisme (skinner) mais pas
Piaget. Bien qu’innéisme s’oppose au constructivisme.
Vigotsky : processus d’intériorisation du langage par l’enfant.
Affirmer la racine sociale et communicative du langage est important.
Dimension de socialisation et de communication sont fondamentales.
Chomsky : la fonction représentative du langage est au premier plan (Cf.
Port Royal). Dimension représentative et mentaliste sont primordiales. La
tradition cognitive va de Port Royal à Chomsky.
La linguistique est une science cognitive car la parole repose sur des
capacités mentales.
THEORIES DE L'ENONCIATION ET LA PRAGMATIQUE
2 Courants proches (E. Benneviste/Austin)
BENNEVISTE
2 manières de considérer la langue
a) le point de vue sémiotique, la langue est un système de signes.
Pouvoir de sens=> signification
b) le point de vue sémantique, on regarde la langue comme un usage, une
action.
Communication : communiquer une expérience, susciter une adhésion =>
les choses ne sont pas unilatérales de Emetteur à Récepteur mais il y a
feedback . Les langues sont aussi des instruments de pouvoir sur les autres.
La langue dans son aspect sémantique organise toute la vie des humains.
Enonciation : mise en mouvement de la langue, par un acte individuel d’utilisation.
Benneviste étudie ce que l’individu fait lors de cette mise en action ,
comment le sujet parlant se manifeste à travers l'énoncé qu’il produit,
comment le locuteur et l’interlocuteur est dans l'énoncé. Comment la
langue et le langage vont intégrer la subjectivité ?
Comment l’Emetteur se situe par rapport à son message ?
Est-il inscrit à l’intérieur ou pas du message ? Etude de l'émetteur
sujet parlant à l’intérieur du message.
Sujet parlant présent à l’intérieur = déictique du grec
(verbe;.déiknmmi=montrer.) (cf. Jakobson shifkerson = embrayeurs).
Déictique , marquant la présence du sujet parlant , tels , je, tu
nous,... Ne peut pas être remplacé.
"Je" personnel appelé grammaticateur; ne peut pas être
remplacé
"Je" change le locuteur. Il est dépendant de l’acte
d'énonciation.
C’est l’embrayeur le plus évident avec "tu" et
"vous".
Il, elle pronoms pouvant être remplacés ou substitué par un élément =
anaphonique
Déictiques ne peuvent être remplacés.
D’autres éléments ont le même statut que les déictiques
Ex. Regardez, cette porte (cette, ne pas être remplacé, cette n’existe
que par l’acte d'énonciation fait présentement.) Dans l’acte de
montrer il y a souvent parole et le geste. Les démonstratifs sont
partiellement dans la catégorie des déictiques.
Ex. Il était une fois un roi qui avait 3 filles. Le roi désirait les
marier. "Le" = anaphonique
-Les noms personnels sont des déictiques
-les démonstratifs sont partiellement des déictiques
-certains adverbes de temps ou de lieu sont des déictiques. Ex. Aujourd’hui
on est le 3 , demain il fera beau. Demain change, réfère au 4.
X est décédé le 28 mai, le lendemain il a été inhumé , anaphonique,
interprétation faite par rapport à la phrase....28 mai.
L’opposition déictique-ana phonique se situe le plus souvent en
relation avec les éléments qui précèdent.
Parfois on emploie un déictique sans valeur déictique. Ex. Aujourd’hui
les étudiants sont travailleurs.
Aujourd’hui = de nos jours.
Adverbe de lieux :
Venez ici ! = venir à l’endroit o je suis maintenant = déictique
-Les adjectifs peuvent être déictiques ou anaphoniques
Ex. L’année dernière = déictique
L’année précédent la mort de Napoléon = anaphonique
Benneviste a pratiqué une opposition entre 2 systèmes
-dominé par déictique , discours.
-dominé par anaphonique, histoire, récit
Le même événement peut être vu sous les 2 angles
Aujourd’hui, je suis sorti de chez moi à 10h (discours déictique,
je,moi..)
Ce jour là, la marquise sortit de 4 à 6 (récit, histoire, 3 ème
personne, anaphonique, pas de sujet, les événements semblent se raconter d’eux
mêmes)
2 modes d'énonciation: historique/discours (Beneviste)
2 manières différents d'énoncer un certain nombre d’éléments
-du discours personnel , référence au locuteur
-de l’histoire, référence au locuteur à disparu, les événements
semblent se raconter d’eux mêmes sans que personne ne les prennent en
charge.
Le passé simple (surtout utilisé à la 3 ème pers.) est un temps
de l’histoire (à l’écrit), le passé composé et souvent le
présent sont des temps du discours (à l’écrit et à l’oral).
L’imparfait peut être un temps soit de l’histoire soit du discours,
il a un rôle d’arrière plan.
Etude des modalités :
Manières de parler , distinction entre 3 types de modalités :
- 1 ère modalité d'énoncé : attitude que le sujet parlant entretient
avec son énoncé.
Dans un énoncé, il y a le contenu et la modalité .
Contenu = Paul est là.
Modalité = Hélas, Paul est là, Paul est peut-être là
Il y a des modalités d'énoncés logiques (sur, peut-être,
certainement...adverbes)
Il y a aussi de modalités d'énoncés appréciatives : jugement
sur le contenu. Heureusement, malheureusement =jugement + . -. Le sujet
parlant porte des jugements sur son énoncé.
On a tendance à modaliser nos énoncés.
2 ème modalité de message
Choix que fait le locuteur, d’organiser, de présenter son énoncé d’une
certaine manière . Ce n’est pas forcément toujours conscient.
Ex. Le chat a renversé le lait (neutre)
C’est le chat qui a renversé le lait (insiste sur le chat)
Problèmes qui jouent un rôle dans la communication , transforme la
nature de la communication.
Ex. choix de l’actif et du passif = choix de l'énonciation, passif
quand on ne veut pas parler du sujet (la Bosnie a été bombardée.. on ne
dit pas qui.)
3 ème modalité d'énonciation : relation que le locuteur entretient avec
l’interlocuteur à travers le texte , le message.
Quel est le type de communication que je veux avoir avec l’autre.
ex. interroger, questionner, ordonner
Sur le plan de la syntaxe correspond aux types de phrases : interactifs,
exclamatif, impératif, déclaratif
Un type de phrase correspond à une modalité d'énonciation.
Les temps en français ont des valeurs modales
Ex. Conditionnel = est-ce que c’est sur ? Doute possible, futur =
modalité d’énoncé d’ordre : vous ferez cela (impératif)
Les temps ont des valeurs chronologiques mais aussi modales.
Conditionnel = politesse (je voudrais vous parler..)
Imparfait : si tu venais demain, je serai content (on n’y croit pas,
valeur modale= énoncé fictionnel)
La subjectivité dans le langage
Présence de jugements , du locuteur, sans dire "je". Jugements
qui se retrouvent dans la langue.
Ex. Cet imbécile => transmission d’un jugement, d’une
subjectivité.
De très nombreux éléments sont marqués par l’évaluation, la
subjectivité, l’affectif.
-ard, asse = souvent mauvais, négatifs, péjoratifs , blond-blondasse,
chauffard...
Certains adjectifs à subjectivité faible ; célibataire, marié...=
forme d’objectivité
Subjectif : c’est petit chez toi ,
Suivant la place de l’adjectif pas le même sens. Ex. Une sale affaire
....mon petit...douce France..
Subjectivité qui envahit presque tous les domaines de la langue
Théorie de l'énonciation - 3 cercles
-L'énonciation au sens restreint = déictique, embrayeur
2 modes . Historie , discours
-élargissement avec les modalités
-phénomènes subjectifs à l’intérieur de la langue
LA PRAGMATIQUE
La conception dominante du langage est que le langage a un rôle d’action.
L’action est au fondement même de la pragmatique. Il faut qu’un sujet
parlant se serve du langage pour agir. Action sur le monde et sur les
autres.
Beneviste et Austin ont examiné un certain type d'énoncés appelé énoncés
performatifs.
Tous deux on remarqué que dans certains énoncés en disant l'énoncé on
a l’air de faire la chose, de réaliser la chose.
Les énoncés performatifs s’opposent aux énoncés constatatifs. (la
majeur partie des énoncés sont constatatifs). Ex. Jacques est parti hier
(constat) Je te jure que Jacques (performatif)
Le président à nommé.. = constat. Je te nomme général = performatif,
je déclare la séance ouverte..
Enoncés performatifs
-à la première personne
-marche au présent (et seulement avec certains verbes)
Le langage sert à agir, pas seulement à décrire, à constater ou et
transformer quelque chose.
Le propre d’un énoncé performatif n’est pas dans le cadre de la
dichotomie vrai/faux mais est-ce que l'énoncé atteint son objectif ?
Conditions :
Le sujet parlant doit avoir le droit, le rôle , le statut pour le faire,.
Valeur sociale importante. Faire la chose en même temps qu’on l'énonce.
Idée d’Austin : Cette manière d’agir à travers le langage n’est-elle
pas présente derrière tous les énoncés ? Volonté , intention de
communication derrière tous les énoncés => traiter tous les énoncés
comme des actes.
Trois dimensions derrière chaque énoncé
: Locutoire
Acte de langage : Illocutoire
: Perlocutoire
Locutoire :l'énoncé dit quelque chose
Dimension illocutoire : qu'est-ce que je veux faire en énonçant mon
énoncé ? Quels sont les buts que je poursuis par rapport à mon
interlocuteur ? (assertion, menace, conseil, constat, promesse..)
Dimension perlocutoire : Quels sont les effets que j’ai produit
réellement sur l’autre ? A quoi cela a abouti chez l’autre. C’est ce
que l’autre perçoit qui n’est pas forcement ce que l’on a voulu dire.
Ex. Contenu locutoire : dire à quelqu'un de se reposer
Contenu illocutoire : je te conseille de te reposer (intention de
communication)
Contenu perlocutoire : je te remercie de ta sollicitude.
L’intention de communication est réceptive par l’autre mais pas
toujours consciente.
Règle de sincérité = règle de base
"Je promets" pour que cet énoncé ait un sens, cela suppose que
les gens qui communiquent acceptent certaines règles. En principe l’autre
est sincère en disant cela. Bien que cela permette le mensonge, il faut
partir de la règle de la sincérité.
La pragmatique s’intéresse aussi à tout ce qui n’est pas dit
explicitement ce qui est supposé, présupposé. Beaucoup de tournures dans
les langues présupposent quelque chose.
Ex. Jacques ne joue pas au foot (énoncé posé)
Jacques ne joue plus au foot (2 énoncés, l'énoncé posé et l'énoncé
présupposé, il a déjà joué)
Ex. Tu sais Jacques n’a presque pas bu hier. (présuppose qu’il boit
..) Dimension illocutoire = je veux rassurer sa femme, mais dimension
perlocutoire peut être désastreuse, avec toi il boit peu tandis qu’avec
moi...
Il n’ y a pas que ce qui est dit mais aussi ce qui est présupposé.
Certains mots ont des présuppositions . Ex. Il a refusé ce
poste.. (implicite fort, j’ai dit non et on m’a proposé quelque
chose..)
Constructions indirectes
L’accusé a révélé qu’il était là.. (révéler = vrai), si
prétendu = pas forcément vrai, se méfier...
A travers le langage on va exercer du pouvoir sur les autre, même parfois
de l’oppression. Le langage sert à piéger les autres à travers les
présuppositions, les implicites. On l’enferme dans le cadre qu’on a
choisi, qu’il ne désire pas. On impose à l’autre son cadre de
discussion.
La pragmatique rejoint tout un courant de la sociologie du langage.
E. Goffmann s’est intéressé aux interactions sociales.
Tous les individus sont pris entre 2 éléments contradictoires,
-doivent essayer de se protéger
-doivent établir un lien social avec les autres
Obligé de sortir un peu de nous même , mais intrusion des autres.
Une intonation change radicalement la dimension illocutoire, l’intention
de communication.
QU’EST-CE QUE LA COMMUNICATION ?
Comment peut-on l’étudier ?
Schéma de la communication du début du cours (Jakobson)
Emeteur-message-récepteur
Canal de communication,
Code (permettant l’échange de messages)
Contexte (référent extérieur)
Pragmatique = remise en cause de ce schéma de communication et un
approfondissement
Emetteur = destinateur = locuteur = énonciateur
Récepteur = destinataire = interlocuteur = énonciataire
Aucun de ces termes n’est innocent, ils montrent des changements de la
communication.
Emetteur - récepteur = conception assez unilatérale , postale,
importance et statut du récepteur pas approfondi.
Pragmatique : intérêt pour le statut énonciatif du destinataire.
Langue = émission + réception
Système de coordination des sons avec les sens , le système doit être
coordonné de la même manière chez le destinateur et chez le destinataire,
sinon il n’y a pas de communication possible.
Pragmatique s’interroge sur l’individu auquel nous nous intéressons
Quel est l’effet que mon message produit sur l’autre ?=> effet de
la réception. Le sujet parlant se construit une image de celui auquel il s’adresse.
Notre discours se règle sur la personne à laquelle nous nous adressons
=> une stratégie de langage consiste à s’adapter à l’interlocuteur.
Le récepteur est fondamental, la théorie de la réception est
importante. Elle peut concerner le discours pédagogique (quelle image l’enseignant
a-t-il de ses élèves, quel discours déploie-t-il en conséquence ?
Conception du pouvoir
Pourquoi est-ce que l’on communique ?
Pas seulement pour échanger des informations, il y a d’autres
dimensions.
Pragmatique : nous communiquons beaucoup pour convaincre, emporter l’adhésion
de l’autre, se faire reconnaître, l’emporter...
La communication est aussi un champ ou s’exercent des pouvoirs , ou nous
développons des stratégies pour arriver à nos fins.
2 options :
Consensus : malgré tout, dans la communication on cherche un consensus au
niveau social et individuel.
Conflit : Il y a quelque chose d'irréconciliable, on vit dans un monde
conflictuel. Une des formes de conflit : l’incommunicabilité, on n’arrive
plus à trouver un accord avec les mots.
Intérêt de la métacommunication (prendre le conflit communicatif comme
objet de discussion, on n’aborde pas le contenu mais l’acte de
communication). Le risque de ces démarches méta est de perdre de vue l’objet
dont on parle.
La vision consensuelle ou conflictuelle qu’on a du monde relève de la
philosophie => la conception du langage en dépend. Cette conception n’était
pas présente dans Jakobson, elle date de la pragmatique (1980).
Modification du regard sur l'émetteur, complexité. L'émetteur n’est pas
toujours un individu. Cela peut être le porte parole de quelqu’un.
Notion de rôles
Le même individu est partagé en plusieurs énonciateurs. L'émetteur a
plusieurs casquettes.
Conception du sujet individuel n’accorde pas assez d’importance à l’inconscient
Stratégie : ce qu’on dit ne vient pas par hasard (inconscient) Pas d’individu
absolument maître de soi
Prise en compte de l’inconscient dans la communication.
Point de contact intéressant entre pragmatique et psychologie, celui du
sens qu’il y a dans ce qu’on dit lorsque l’on se trompe.
A l’oral :
A l’écrit la notion de sujet individuel est assez clair, dans le sens
ou en principe un "scripteur" est un sujet individuel. A l’oral
, cette notion d’individuel est beaucoup plus problématique, car l’oral
des conversation est beaucoup plus interactif. On est embarqué dans une
dynamique ou l’individualité de chacun tend à s’estomper dans le
dialogue. (pas égal à 2 monologues).
L’intéressant n’est pas ce que dit A et B, mais ce que A et B disent
ensemble. (qu’ils soient en accord ou en désaccord)
Ethnographie de la communication
Travail sur ce dont les gens parlent
=> linguistes se transforme en un sociologue , il enregistrent les
conversations des gens..
Comment les gens parlent-ils, qu’est-ce qu’ils disent ?
Sort de la conception selon laquelle seuls certains discours sont dignes d’être
des objets d'étude.
-Discours ordinaires (vie sociale) conversations importantes
-Discours littéraires
-Discours scientifiques
Ces éléments de conception font partie des changements qui se sont
opérés à partir de la pragmatique. Le linguiste travaille toujours sur le
corpus de la langue même si il en tire des réflexions psychologiques,
sociologiques ou autres..
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- vous êtes au bout, bravo !